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Á propos de confiance (2)

politique,covid 19,confinement,déconfinement,crise sanitaire,macron,premier ministreCe billet aurait dû paraître le 13 Avril, mais le président de la République ayant annoncé une « adresse aux Français » - encore – pour ce même jour, il m’a semblé devoir attendre ce qu’il avait à dire, et à sa suite, dans la semaine, et en particulier hier dimanche, certains membres du gouvernement, pour donner, enfin, véritablement confiance, peut-être. C’est pourquoi ce billet est daté du lundi 20 Avril.Nous aurions bien voulu faire confiance, en ce moment difficile. Oui mais, les discours présidentiels et ministériels restent flous, pour ne pas dire contradictoires, incomplets ou bricolés, phraseurs, sans contenu réel. Ils sont à la fois d’une modestie surjouée et trahissent une autosatisfaction à peine contenue, sans parler de leur  hypocrisie. Amère déception.

Après moultes circonlocutions, ce jeudi 16 Avril, avec des vibratos dans la voix et des baisses de ton jusqu’à l’inaudible, on quitte le mode guerrier pour annoncer un 11 Mai de retour – partiel – à la vie, avec, en fantassins, les enfants qui devront rentrer à l’école, au collège, au lycée ! Partiel, donc imprécis. On laisse aux ministres le soin d’organiser cette « rentrée ». Á noter qu’on ne se retranche pas, étrangement, derrière le fameux conseil scientifique et que l’on ne tient pas compte de l’avis négatif du conseil de l’ordre des médecins. Mise en scène théâtrale destinée, sans doute, à masquer les véritables motifs de ce retournement de l’action de gestion de la crise sanitaire. Et ce changement s’explique. Nous avons remarqué, dans l’intervalle qui court depuis quelque temps la montée en puissance des demandes  (suggestions ?) patronales, des appels à la « sauvegarde de l’économie ». Ceci expliquerait donc cela. L’œuvre des lobbies affleure peu à peu, dans cette décision autant que dans les querelles de chiffonniers entre professeurs, chercheurs, médecins et autre « autorités » de la santé, à propos d’éventuels traitements ou vaccins. Dorment-ils réellement tranquilles sur leurs deux oreilles, la nuit, tous ces gens ?

 

Nous aurions aimé faire confiance, évidemment, en cette période troublée si difficile, car nous ne sommes pas complotistes, loin de là ! Oui mais, un premier ministre et son équipe de communication renforcée, dont le ministre de « la Santé et des Solidarités » (sic) sont venus  montrer un florilège d’incohérence et d’incompétence satisfaites, agrémentée de quelques chiffres. Ces chiffres qui nous glacent d’effroi, face à leur inquiétante apparence de certitudes. Ces chiffres ce sont tout de même la traduction de la disparition d’un nombre d’êtres humains équivalent à la population d’une petite ville en quelques semaines ! Des êtres humains, répétons-le ! Pas des statistiques. Puis ils se vantent, sans vergogne, d’autres chiffres, plutôt révélateurs, hélas, des insuffisances de leur gestion de la crise sanitaire (masques, tests,  etc…). En outre, à nous qui attendions (à tort) des réponses précises à propos de ce qu’on avait annoncé, trois jours plus tôt, concernant le bon déroulement de cette initiative assez précipitée et hasardeuse, ils donnent un simple rendez-vous sous quinzaine, nous laissant tous dans une expectative inquiète. Dorment-ils tranquilles sur leurs deux oreilles, la nuit, ces clônes de l’insignifiance ?

 

Prenez soin de vous.

 

C.H

 

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