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Élucubrations du 23 Avril 2020

politique,coronavirus,covid 19,gouvernement,solidarité,yann moix,elisabeth levy,déconfinementSalut d’Hector !

Bon, voilà (pourquoi « voilà » ? je te le  demande), ça se prolonge jusqu’au 11 Mai, c’est une certitude, si on veut. Enfin, disons que le confinement est prolongé jusqu’à cette date. Sauf que – il y a toujours un « sauf que »  - se cache dans les proses présidentielle et gouvernementale une manière adoucie de faire passer les pilules et aussi d’annoncer habilement en supplément quelques arrangements assez désagréables.Les « sauf que » sont une figure de style inavouée qu’on n’utilise pas qu’en temps de confinement, d’ailleurs. Sauf que, donc, ce ne sera pas tout à fait un déconfinement. D’abord tout le monde ne sera pas déconfinable certains par petits groupes, petites touches d’essai, d’autres pas du tout, parce que ce n’est pas encore la sécurité complète, tout de même. 

Donc voilà bien un confinement qu’on détricotera petit à petit et pas pour tout le monde. C’est vrai quoi, les vieux sont plus dangereux que les jeunes, non mais ! Pis les jeunes sont peut-être plus costauds et peuvent reprendre le travail, quand ils en ont, tiens donc ! Il faut bien l’avouer. Eh, oh, pas de crise économique en même temps ni après la crise sanitaire, les banques n’y résisteraient pas ! Nous dit-on. Mais non, benêt, l’État, donc Nous, y pourvoira et requinquera le CAC 40, à coup de 49-3 s’il le faut.

On aura compris qu’après le 11 ce ne sera pas vraiment après, mais que ça commencera , cahin-caha, chasse aux masques et aux tests parce que refus de réquisitionner, de nationaliser dans l’intérêt de la santé des êtres humains, mais protection non avouée de « l’économie » prioritairement.

D’ailleurs des usines se remettent en marche, en prévision … 

Solidarité, disent-ils, tu viens de le voir. Tiens, comme chaque fois, désormais, voici quelques crétineries prélevées parmi les verbiages prétendus éclairés de supposés experts et autres chroniqueurs épeis d’eux-mêmes : 

Yann Moix, sur CNews, le 17 Avril  : « Depuis le départ, je pense qu'on marche sur la tête …  Je ne comprends pas la panique mondiale, universelle, internationale qu’il y a sur ce virus …  Je pense qu'un être humain entre 18 et 70 ans, a la liberté de sortir de chez lui pour vivre, c'est à dire pour prendre le risque de mourir » 

Elisabeth Lévy, chez Pascal Praud le 20 Avril : «  … la santé ça doit être au service de quelque chose de collectif et individuel, c’est pas la santé en tant que telle qui doit devenir notre unique boussole, moi je suis très inquiète quand j’entends des profs dire on ne va pas aller donner des cours parce qu’on prend des risques, la vie c’est prendre des risques »

Rien d’étonnant, hélas, venant de ces deux personnages, tu ne trouves pas ? C’est triste à dire, mais j’en ai d’autres dans mes tiroirs, des personnages et des tirades.

 

Fais gaffe à toi.

Salut d’Hector.

 

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