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Entre infantilisation et colère, quel avenir ?

MC.JPGPataugeoire plutôt que pétaudière paraît appropriée à la situation. En effet, la pataugeoire est le petit bassin avec peu d’eau, réservé aux petits enfants qui ne savent pas nager, mais qui leur permet de faire trempette comme les grands, qui, eux, sont ainsi disponibles pour vaquer à leurs occupations qu’ils préfèrent cacher à leur progéniture, bien souvent. Nous pataugeons. On nous fait patauger, plus exactement. On nous a assigné dans notre pataugeoire (nos  quatre murs), avec interdiction de la quitter pour aller humer le rosier voisin pour ne pas risquer de nous piquer ou égratigner, ce qui peut être très très douloureux et même grave ! En cas de désobéissance, punition. Et le monsieur à casquette galonnée a même dit, sur un ton dominateur, que si nous nous sommes fait  égratigner par le rosier et que nous en tombions malades, ce serait de notre faute ! On nous a infantilisés, tout simplement..

Mais voilà, nous sommes des enfants perspicaces et malins, comme tous les enfants, d’abord ! Nous avons remarqué que les discours  du locataire de l’Élysée, de son grand vizir et de leurs courtisans, sont un peu brouillons, parfois contradictoires d’un jour à l’autre  ou entre eux, sans parler des dissertations superfétatoires et serviles des disciples élus ou non. Un jour le verbe est guerrier et l’attitude martiale, un autre jour, c’est une allocution pleine de componction. Nous remarquons tout cela, les poses théâtrales surjouées, les sous-entendus.

CSQ.JPGNous entendons les non-dits très clairement, car nous savons que, quoi que fasse la population, quelle que soit son besoin de s’exprimer, malgré les difficultés  qui l'assaillent, leur mépris pour ses demandes, pour ses souffrances, leur surdité et leur aveuglement  sont leurs règles, à quoi ils ajoutent l’autoritarisme et même la violence. Et ce, depuis le début du quinquennat. Nous savons où cela peut mener un pays : “…toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme.”, a écrit Albert Camus, dans “l’Homme révolté”.

Si nous avons remarqué tout cela, si nous savons tout cela, pourquoi rester docile ? Qu’espérer de l’attente candide et naïve d’un improbable mieux-être que prétendent amener leurs promesses ? Le bien commun ne s’établit pas par génération spontanée non plus. Même s’il faut faire effort, déployer de  l’énergie et du courage, pour parvenir à un réel changement, mieux vaut, pour commencer, suivre le conseil d’Étienne de la Boétie :“ Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres”. Et ainsi se donner les moyens de bâtir le monde à notre mesure.

 

Prenez soin de vous

C.H

 

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