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Les beaux discours (2)

Fra.JPGMardi 14 Juillet 2020, j’avais fait un effort louable, à mon sens, pour tout écouter. Mercredi 15, donc le lendemain, j’ai fait mieux, je me suis lancé le défi d’assister à la déclaration de politique générale du premier ministre et à toutes les interventions des représentants des partis. Ouf ! Vous voyez de quoi je parle. Á la suite de quoi, le 16 et les jours suivants, j’ai tenté de fuir les émissions de radio ou télévisée, je n’ai presque pas lu d’article de presse écrite, papier ou en ligne. Car je me suis rendu compte à quel point le néant pouvait… saturer l’esprit, paradoxalement. Sans doute les déversements verbeux, la logorrhée en fusion sur un vide de pensée, bref discours et commentaires ou exégèses réunis n’auront offert que des à priori, des formules creuses et autres bavardages flagorneurs ou non venant des sphères politiciennes et médiatiques à la fois. C’est dans ces moments théâtre triste que le verbe est torturé, broyé, retourné, détroussé pour que le signifiant signifie l’inverse de ce qu’il signifie originellement, ou vice versa ! En résumé, pour faire court, l’un et l’autre des deux orateurs et nombre de leurs cohortes ont confirmé ce que tout le monde pressentait : il y a eu Macron et Philippe, à la suite viennent Macron et Castex, donc nous continuons avec Macron et Macron, comme au début du quinquennat. Tout ça pour ça !

Non, pardon, pardon ! Il y a bien un remaniement, une « équipe de choc » remplace une équipe de choc, qui n’aura pas trop de mal à prendre les rênes à son tour, car à quelques éléments près, c’est la même ! Blanquer remplace Blanquer, Le Maire se substitue à Le Maire et Le Driant succède à Le Driant. L’attelage idéal pour emprunter un « nouveau » chemin, c’est évident. Sans parler de la « nouvelle méthode » : dans le premier acte du quinquennat on opérait en « concertation » sur des thèmes et des solutions déjà choisies, avec 49-3 si nécessaire, deuxième acte, on concerte avec pédagofie et accent gascon sur des décisions déjà prises, de toutes façons.

Et puis, dans la continuité des discours, on appelle à l’aide une cache misère, nommée Pompilli, excuse verte bien pâle, à cause de ses apparences de caméléon adaptées au diverses majorités au pouvoir, d’une part et, d’autre part, deux « pointures » (?), pourtant rétives au métier de ministre : l’une, Roselyne Bachelot, ministre d’autrefois, devenue star médiatique et chroniqueuse, qui revient à la carrière par pur dévouement, car, assure-t-elle, ses revenus sont amputés de moitié ; l’autre, rebel autoproclamé et très médiatique aussi, Éric Dupont-Moretti.

Pas de quoi s’extasier devant pareil spectacle. La population, les citoyennes et citoyens attendent plutôt que le gouvernement s’occupe à plein temps des problèmes qui s’amoncellent au-dessus de leurs têtes, pandémie, effondrement économique et social, preuves dramatiquement évidentes de la nécessité de préparer l’avenir tout en réparant le présent, en sortant des sentiers battus de l’austérité et de la fiction de la « main invisible du marché » censée répondre à tout. Le haut-commissariat au plan serait bienvenu, en effet, comme le suggère depuis longtemps la France Insoumise, à condition qu’il soit correctement installé et puisse aider à réaliser un véritable et solide renouvellement économique, social, sanitaire et environnemental dans toutes les entités et tous les territoires du pays.

 

Prenez soin de vous

C.H

 

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