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Médias ou presse people ?

Depuis quelques temps, les médians d’info en continu ont pris l’habitude de transformer  en « émissions spéciales » le traitement de certains faits et évènements. Émissions spéciales devenues tellement ordinaires qu’elles perdent tout intérêt informatif, sauf peut-être pour satisfaire quelques curiosités malsaines et simplistes, tant elles sont noyées dans de navrants débats où s’écoutent parler d’improbables experts, spécialistes et autres consultants, quand ils ne s’agit pas d’éminences surdiplômées, de professions dites supérieures ou « émérites ». Tous s’emploient à déverser leur logorrhée, leur magma verbeux dont le public ne tire aucune information réelle mais subit plutôt une avalanche d’idées ( ?) manipulatrices.

Ce fut le cas à l’occasion des élections présidentielles aux États-Unis, où les chaînes télé et radio, les journaux web et papiers ont labouré le paysage de l’info à la manière d’un mauvais feuilleton, dont il n’est possible de tirer qu’un sentiment d’agacement dû à une surmédiatisation parfaitement insipide et inutile d’une élection malheureusement clownesque.

Idem, mais tristement cette fois, avec le procès Daval, d’où on ne sort que révolté par ce manque de respect pour les familles, le manque d’égards envers elles, face à leurs souffrances, rompant même leur intégrité en les poursuivant jusqu’à obtenir leurs pensées et réactions intimes. Cette façon de faire glauque incite à  penser aux feuilles à sensations qui existent encore dans la sphère médiatique. Et toujours avec la participation de « sachants » polydiscipliaires, bientendu.

Le couvert est remis pour le procès Sarkozy, avec moult envoyés spéciaux devant le tribunal et tout autant de « commentateurs » spécialisés ou auto proclamés experts, comme à l’habitude, pour en faire un  spectacle « hors norme », sans doute, chaînes privées et publiques usant des mêmes recettes racoleuses.

Serait’ce que nous ne méritons que cela ? En tout cas, « ça fait de l’audience » doivent se réjouir les propri&taires et actionnaires des chaînes privées, ainsi que l’État qui peut, pendant ce temps agir à l’abri du contrôle populaire et citoyen.

 

CH

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