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États généraux de la laïcité

Les « états généraux » de la laïcité ont débuté hier. Encore un outil pour activer une forte »agitation politique », ce que craint, avec raison, le syndicat CFDT, avec lequel j’ai pourtant peu d’affinités. En effet, à quoi peuvent donc servir ces « états généraux », sinon à jeter de l’huile sur le feu qui couve perpétuellement dans les médias et sur les réseaux, à l’initiative conjointe, directe et indirecte du gouvernement, de la droite et de l’extrême droite à des fins électoralistes à peine voilées.

Qui compose et participe à ce ballet politique aventureux ? De quelle légitimité peuvent se prévaloir les membres invités ?

Que signifie réellement cette « conférence de haut niveau », premeir acte voulu par madame Marlène Schiappa ? L’intelligence et la réflexion auraient-elles une valeur moindre parmi la valetaille ou chez le vulgum pecus ?  Quels critères déterminent la qualité « élitiste » de Caroline Fourest, par exemple ? Et qui édicte ceux-ci ?

Bref, il s’agit, semble-t-il, d’un nouvel enfumage dont la macronie est coutumière, comme le fut le » grand débat » à la suite du mouvement des Gilets Jaunes qui n’a accouché d’aucune solution ni suscité aucun espoir ; comme la Convention citoyenne pour le climat, dont  le président de la République et sa majorité ont tout simplement escamoté voire méprisé les propositions ; comme sera, sans doute, le prochain « grand débat » sur la drogue.

Il y a gros à parier que cette initiative gouvernementale cherche à instrumentaliser la laïcité pour argumente,r une fois de plus, contre un certain « communautarisme », lui-même faux nez d’un racisme rampant, hérité d’une extrême droite qui ne dit pas son nom.

La loi de 1905 se suffit à elle-même et doit donc suffire à la nation, aujourd’hui comme hier. Notre pays n’a pas de religion d’État, quoiqu’en disent certains intégristes et réactionnaires, nostalgiques d’une époque révolue et de régimes disparus. Pas de religion d’État ne signifie ni promotion de l’athéisme ni professer une doctrine anti religieuse. Religion et athéisme sont affaires de choix individuels de vie et de croyance, sans déroger toutefois aux lois de la nation, en particulier celle du 9 décembre 1905...

 

Prenez soin de vous

C.H

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